Eh bien... très réussi ce
Predator Badlands ! Déjà en proposant de découvrir enfin la société des
Yautjas et leur traditions à l'aube d'une cérémonie de bravoure de l'un d'entre eux. Le film offre ensuite un bon rythme avec de très bonnes scènes d'action bien pensées et réalisées, et les détails de la planète
Genna où se passe l'histoire ont des spécificités très appréciables quant à leurs variétés spécifiques. La bestiole
nommée affectueusement Bud par Thia est une facilité récurrente à pas mal de franchises aujourd'hui
(Grogu & cie....), mais il faut reconnaître qu'elle est assez sympathique et qu'elle ajoute une nuance à l'ensemble. Et puis retrouver
la compagnie Weyland-Yutani encore et toujours à la recherche d'espèces particulières pour développer en autres toujours plus d'armes est très satisfaisant, et cela montre encore à quel point
leur réseau est étendu et les synthés efficacent.
Elle Fanning est très convaincante dans son
double rôle
de Thia et Tessa en permettant une
double lecture symbolique de la situation. Le seul point que je reprocherais à l'ensemble, c'est la durée un peu courte, au moins cinq minutes de plus n'auraient pas été de trop avec, par exemple, une baston supplémentaire.
Alors évidemment,
le rapport à l'individualité rencontrant de quoi développer une certaine forme d'amitié est un trope récurrent chez Disney, et quitte à respecter le sujet, nous pouvions en attendre une situation bien différente avec un Predator, sans sentiment aucun, au service d'une histoire de chasse brute de décoffrage en s'appuyant sur le 'Rated R' du début à la fin. Mais après tout, cela lui donne une identité concrète pouvant être altérée ne serait-ce que légèrement et l'amener dans un rapport d'allié plutôt que d'ennemi systématique. Après tout, malgré l'extrême des relations des Yautjas, ils n'en sont pas moins intelligents et concepteurs de technologies très avancées, donc pourquoi les parquer dans une attitude agressive constante ? Et puis ce n'est pas comme s'il s'était transformé en bon copain, il reste ce guerrier agressif autocentré. Bref, j'ai apprécié l'essai grâce à cette balance finalement assez bien respectée.
(7/10)L'intro est très cool, d'autant avec ce filin laser.
Les jambes qui marchent seules sans perdre l'équilibre, bon... admettons, mais qu'elles puissent gérer des déplacements et mouvements de combat de la sorte, j'ai trouvé ça un peu limite tout de même. Il n'empêche que le combo des deux parties du corps est très cool à voir, je n'avais pas encore vu ça il me semble.
Que Dek ait pu domestiquer le gros vers au point d'en faire ce qu'il veut m'a paru excessif aussi.
Le petit rebondissement qui dévoile que Bud est le petit du Kalisk m'a paru simpliste, mais il fonctionne tout de même... surtout que cela explique pourquoi il est aussi costaud et combatif au début. C'est juste qu'il ne lui ressemble pas du tout... d'autant qu'il a une attitude singeante près du feu de camp qui ne correspond pas vraiment à la version adulte. En passant, il aura grandi vraiment très vite le temps d'arriver sur la planète de Dek ! 
Bon clin d'œil au xéno d'Alien avec le sang de Dek tombant sur Tessa quand elle est dans le mécha.
Et j'aime bien la dernière réplique "C'est ma mère.". 